Les Kalinagos
Une société codifiée
Aux Antilles, l’habillement suit alors des codes stricts liés au statut social. Selon les sources historiques citées par Créolissime, les personnes réduites en esclavage ne portent pas de bijoux précieux durant la première moitié du XVIIe siècle.
Dans la seconde moitié du siècle, la culture de parcelles et la vente de produits au marché permettent à certaines d’entre elles de constituer un pécule et d’acquérir de l’or, souvent sous forme de bijoux. Le père Labat signale notamment des boucles d’oreilles, des colliers et des croix.
L’orfèvrerie créole
Au XVIIIe siècle, l’artisanat permet à des affranchis de quitter le travail de la terre et d’accéder à un nouveau statut social. Les artisans orfèvres reprennent certains motifs européens — fleurs, feuilles de vigne, chaînes fines ou fermoirs ciselés — et puisent aussi dans les traditions décoratives africaines.
De ce dialogue naissent des adaptations locales : chenille, nid d’abeilles, fagot de canne, boutons à clous, pomme cannelle et de nombreuses formes devenues emblématiques.
Un héritage vivant
Au XIXe siècle, l’accumulation de colliers peut témoigner d’une certaine réussite sociale. L’or accompagne les costumes créoles traditionnels, leurs robes colorées et leurs foulards.
Aujourd’hui, les formes héritées de cette histoire continuent d’être portées, offertes et transmises. Elles restent associées à l’attachement, à l’émancipation, à la féminité, à l’élégance et au plaisir de porter de l’or ou de l’argent.
Une société codifiée
Aux Antilles, l’habillement suit alors des codes stricts liés au statut social. Selon les sources historiques citées par Créolissime, les personnes réduites en esclavage ne portent pas de bijoux précieux durant la première moitié du XVIIe siècle.
Dans la seconde moitié du siècle, la culture de parcelles et la vente de produits au marché permettent à certaines d’entre elles de constituer un pécule et d’acquérir de l’or, souvent sous forme de bijoux. Le père Labat signale notamment des boucles d’oreilles, des colliers et des croix.
L’orfèvrerie créole
Au XVIIIe siècle, l’artisanat permet à des affranchis de quitter le travail de la terre et d’accéder à un nouveau statut social. Les artisans orfèvres reprennent certains motifs européens — fleurs, feuilles de vigne, chaînes fines ou fermoirs ciselés — et puisent aussi dans les traditions décoratives africaines.
De ce dialogue naissent des adaptations locales : chenille, nid d’abeilles, fagot de canne, boutons à clous, pomme cannelle et de nombreuses formes devenues emblématiques.
Un héritage vivant
Au XIXe siècle, l’accumulation de colliers peut témoigner d’une certaine réussite sociale. L’or accompagne les costumes créoles traditionnels, leurs robes colorées et leurs foulards.
Aujourd’hui, les formes héritées de cette histoire continuent d’être portées, offertes et transmises. Elles restent associées à l’attachement, à l’émancipation, à la féminité, à l’élégance et au plaisir de porter de l’or ou de l’argent.
Reconnaître les bijoux créoles
Maille forçat
Très utilisée en bijouterie, la maille forçat est composée de maillons ovales, lisses ou striés, emboîtés les uns dans les autres. Son histoire est rapprochée des chaînes autrefois utilisées pour attacher les personnes réduites en esclavage et les prisonniers.
Aujourd’hui déclinée en collier, bracelet ou boucles d’oreilles, elle est devenue un symbole d’attachement dans la culture antillo-guyanaise.
Collier grain d’or
D’origine guadeloupéenne, le collier grain d’or est composé de perles d’or enfilées et s’inspire du collier de perles classique. Porté en accumulation, il constituait un signe extérieur de richesse.
Tété négresse
Cette appellation traditionnelle désigne un ornement monté en pendentif ou en boucles d’oreilles. Son nom renvoie à une représentation stylisée du sein de la femme noire.
La pièce est constituée d’un cercle de grains d’or dans lequel se superposent de petites fleurs, terminées au sommet par un grain chou.
Maille corde
Grand classique de la bijouterie créole, cette chaîne techniquement exigeante est composée de fils d’or torsadés qui rappellent une corde. Très répandue dans la culture créole, elle se porte en collier comme en bracelet.
Collier chou
Au XIXe siècle, les « Dâs » ou bonnes d’enfants recevaient des grains d’or de la part des enfants qu’elles avaient élevés. Lorsqu’elles en possédaient suffisamment, elles les faisaient monter en collier. Sa longueur témoignait des années de travail et constituait aussi un signe extérieur de richesse.
Originaire de Martinique, le collier chou est composé de grains d’or en forme de petits choux.
Hibiscus
Fleur emblématique des territoires antillo-guyanais, l’hibiscus se reconnaît à ses larges pétales colorés et à son long pistil. Il inspire la bijouterie créole sous forme de pendentifs, de boucles d’oreilles ou de bagues.
Créoles
L’anneau d’oreille compte parmi les ornements les plus anciens. Le récit historique présenté par Créolissime en situe une apparition vers 2500 av. J.-C. en Nubie, avant de suivre sa présence à différentes périodes de l’histoire.
Aux Antilles, les créoles ont été liées à l’histoire de l’esclavage puis des femmes affranchies. Elles sont aujourd’hui associées à l’émancipation, au pouvoir, à la féminité et à l’élégance, dans des formes rondes, carrées ou rectangulaires, mini ou XL, lisses ou travaillées.
Maille gros sirop
Pièce maîtresse des tenues de cérémonie, la maille gros sirop était notamment portée par les grands-mères en sautoir ou en bracelet. Elle est composée d’une succession de deux doubles mailles soudées et emboîtées les unes dans les autres.
Pomme cannelle
Inspirée du fruit antillais du même nom, la pomme cannelle est formée d’un cercle d’or dans lequel sont montées des corolles aux pétales détachés. Leur relief rappelle les écailles du fruit et se termine au sommet par un grain d’or.
Maille forçat
Très utilisée en bijouterie, la maille forçat est composée de maillons ovales, lisses ou striés, emboîtés les uns dans les autres. Son histoire est rapprochée des chaînes autrefois utilisées pour attacher les personnes réduites en esclavage et les prisonniers.
Aujourd’hui déclinée en collier, bracelet ou boucles d’oreilles, elle est devenue un symbole d’attachement dans la culture antillo-guyanaise.
Collier grain d’or
D’origine guadeloupéenne, le collier grain d’or est composé de perles d’or enfilées et s’inspire du collier de perles classique. Porté en accumulation, il constituait un signe extérieur de richesse.
Tété négresse
Cette appellation traditionnelle désigne un ornement monté en pendentif ou en boucles d’oreilles. Son nom renvoie à une représentation stylisée du sein de la femme noire.
La pièce est constituée d’un cercle de grains d’or dans lequel se superposent de petites fleurs, terminées au sommet par un grain chou.
Maille corde
Grand classique de la bijouterie créole, cette chaîne techniquement exigeante est composée de fils d’or torsadés qui rappellent une corde. Très répandue dans la culture créole, elle se porte en collier comme en bracelet.
Collier chou
Au XIXe siècle, les « Dâs » ou bonnes d’enfants recevaient des grains d’or de la part des enfants qu’elles avaient élevés. Lorsqu’elles en possédaient suffisamment, elles les faisaient monter en collier. Sa longueur témoignait des années de travail et constituait aussi un signe extérieur de richesse.
Originaire de Martinique, le collier chou est composé de grains d’or en forme de petits choux.
Hibiscus
Fleur emblématique des territoires antillo-guyanais, l’hibiscus se reconnaît à ses larges pétales colorés et à son long pistil. Il inspire la bijouterie créole sous forme de pendentifs, de boucles d’oreilles ou de bagues.
Créoles
L’anneau d’oreille compte parmi les ornements les plus anciens. Le récit historique présenté par Créolissime en situe une apparition vers 2500 av. J.-C. en Nubie, avant de suivre sa présence à différentes périodes de l’histoire.
Aux Antilles, les créoles ont été liées à l’histoire de l’esclavage puis des femmes affranchies. Elles sont aujourd’hui associées à l’émancipation, au pouvoir, à la féminité et à l’élégance, dans des formes rondes, carrées ou rectangulaires, mini ou XL, lisses ou travaillées.
Maille gros sirop
Pièce maîtresse des tenues de cérémonie, la maille gros sirop était notamment portée par les grands-mères en sautoir ou en bracelet. Elle est composée d’une succession de deux doubles mailles soudées et emboîtées les unes dans les autres.
Pomme cannelle
Inspirée du fruit antillais du même nom, la pomme cannelle est formée d’un cercle d’or dans lequel sont montées des corolles aux pétales détachés. Leur relief rappelle les écailles du fruit et se termine au sommet par un grain d’or.